Le cardinal Kung Pin Mei dans une lettre pastorale
Les vocations :
En constatant que le nombre de vocations – prêtres, frères enseignants, novices religieuses – diminue progressivement chaque année (cette année, seuls 14 séminaristes majeurs, 9 frères enseignants et 15 novices religieuses se sont inscrits), notre cœur se serre et l’avenir nous semble angoissant.
Compte tenu du faible nombre de séminaristes en Chine, Son Excellence Mgr Riberi a tiré la sonnette d’alarme l’année dernière. Souvenez-vous de l’appel lancé par Mgr Haouisee en faveur des vocations sacerdotales. Dans nos églises, il faut prier pour obtenir de Dieu un nombre suffisant de prêtres saints. Redoublez vos supplications. Priez également pour un plus grand nombre de frères enseignants des choses saintes et de sœurs religieuses de la Sainte Présentation.
Outre la prière, il faut chercher des moyens de susciter davantage de vocations. Une vocation est une fleur délicate. Plantée dans le cœur des enfants, elle ne grandit et ne s’épanouit qu’après avoir été soigneusement entretenue. En règle générale, l’école et la famille sont appelées à collaborer à cette éducation. En théorie, le devoir des parents est essentiel et, a fortiori, l’influence chrétienne d’une école ne peut guère suffire à elle seule.
Le don de ses enfants à Dieu constitue un sacrifice douloureux par amour pour les parents. Mais les chrétiens, conscients de l’honneur que Dieu leur accorde, même s’ils résistent à ce sacrifice, doivent réfléchir à la manière dont cette grâce exceptionnelle, cette fleur exquise qu’est une vocation, pourrait s’épanouir au sein de leur foyer. Ils peuvent avoir le cœur d’entourer l’enfant d’un environnement familial sain, empreint d’un amour ardent pour le Christ, de dévotion à son Église, de pureté et d’esprit de sacrifice.